La vitamine D et l’allaitement
Ensoleillement insuffisant, « vitamine D » et allaitement
Les enfants nés à terme et exclusivement allaités de la naissance à 6 mois ne risquent pas de souffrir de rachitisme s'ils sont régulièrement exposés à la lumière du soleil. Le rachitisme survient en raison d'une exposition insuffisante à la lumière du soleil, et non parce que le lait humain est carencé en vitamine D.
La « vitamine D » est une hormone stéroïde, définie par erreur comme étant une vitamine en 1922. Elle est produite par notre organisme sous l'action des ultraviolets B (UVB) de la lumière solaire. Le rachitisme est une pathologie infantile qui altère la fabrication des os, provoquée par une exposition insuffisante à la lumière du soleil.
Très peu d'aliments contiennent naturellement des taux significatifs de vitamine D. Le moyen normal pour l'espèce humaine, y compris les jeunes enfants, d'obtenir la vitamine D dont elle a besoin, est l'exposition à la lumière du soleil. Notre peau a une capacité très importante de fabrication de la vitamine D, et cette dernière peut être fabriquée en quantité suffisante même si seulement une partie de notre corps est exposée au rayonnement solaire, et bien avant que nous ayons un coup de soleil. D'après l'OMS et l'UNICEF, une exposition modérée aux UVB est bénéfique pour tout le monde ; elle est essentielle pour la fabrication de la vitamine D par notre corps. Toutefois, une exposition excessive peut induire des brûlures.
L'Académie Américaine de Pédiatrie (AAP) recommande que tous les enfants reçoivent au moins 400 UI/jour de vitamine D, et ce dès les 2 premiers mois de vie.
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Les facteurs de risque pour une carence en vitamine D et le rachitisme chez les enfants sont un taux bas de vitamine D chez la mère, le fait que l'enfant reste en permanence à l'intérieur, le fait de vivre à des latitudes élevées, de vivre dans une zone urbaine constituée de grands immeubles et dont l'atmosphère est polluée, le fait d'avoir une peau sombre, d'utiliser régulièrement une crème solaire ou d'avoir tout le corps recouvert ou presque par les vêtements, ainsi que les variations saisonnières du taux d'UVB.
« Avec les taux recommandés par l'AAP, aucun risque d'hypervitaminose n'a été constaté. Toutefois, aucune étude n'a été effectuée sur des effets négatifs tel que des vomissements ou des fausses routes si l'enfant ne tolère pas la vitamine D, des altérations de la muqueuse digestive, ou un risque accru d'infection associée à un apport supplémenté systématique en vitamine D pendant les 6 premiers mois. » dit C. Good Mojab, assistante de recherche au Département des Publications de LLLI et consultante en lactation. Les parents pourront donc souhaiter discuter avec leur médecin du risque éventuel de carence en vitamine D chez leur enfant, et décider ensuite si un apport supplémentaire de cette hormone est souhaitable.
Sunlight deficiency, « vitamin D », and breastfeeding. La Leche League International. 17/04/2003.
Source : documentation fournie par le Programme des Associés Médicaux de "LLL France".
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