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De l’art de voyager avec des enfants

Note : suite à un ras-le-bol au sujet des surnoms, j’ai simplifié (ici et sur mon écritoire de Sahée ) en utilisant les initiales du prénom de mes enfants. Ma grande sera donc HA, ma moyenne devient ZÈDE et ma petite, ÈME.

J’arrive d’une semaine dans une Cayo de Cuba, en formule tout incluse, avec ma petite famille et ma maman. Trois adultes, trois enfants, deux chambres. Le soleil, la plage, le repos, la nourriture un peu différente.

Mais surtout, 3h30 de vol en avion, sans parler de l’interminable attente à l’aéroport. Au début, on pensait amener Game boy, DS, ordinateur portable, lecteur DVD portable. On a finalement décidé de ne rien amener. Rien d’électronique. La Terre tournait avant ces inventions, on devrait s’en sortir. Mon truc, c’est le sac à dos. Je vous en reparle plus loin.

Honnêtement j’étais un peu déçue de la réaction de mes enfants. Pas pendant le voyage en avion, qui somme toute s’est bien déroulé, mais là-bas. Dans ma tête, elles auraient dû être éperdues de reconnaissance : une semaine à Cuba à 4, 5 et 7 ans, c’est spécial. C’était un voyage que j’avais vraiment envie de faire, on en parlait depuis un an.

Elles ont passé leur temps à chialer. J’ai mal au ventre, je ne veux pas aller manger, je ne veux pas aller à la plage… Une fois rendue dans le sable par contre, c’était le paradis. Mais c’était chaque fois un combat pour les décider. Elles s’étaient fait une amie à la piscine et voulaient y retourner tout le temps. Une piscine, j’en ai une dans ma cours. Je ne vais pas à Cuba pour faire de la piscine!

Bien sûr, ma piscine personnelle n’est pas équipée d’un bar ouvert, mais bon!

Je n’avais pas pensé au choc de la nouveauté. Au corps qui doit s’adapter. À la perte de repères. Au choix de nourriture. À la température. À mon propre besoin de décrocher du quotidien (belle utopie quand on voyage avec ses enfants!) qui entrait en conflit avec les demandes des enfants.

L’année dernière, nous sommes allés dans une autre Cayo de Cuba juste en couple. Dix jours de rêve et de repos, de plage, de soleil, de sexe et de complicité. On aurait dû s’attendre à des vacances un peu plus mouvementées cette année.

Alors si on peut garder ça en tête, on se rend compte que c’était un très beau voyage. Même si j’avais hâte de revenir chez nous.

Vous voulez des détails et des trucs? Outre le fait d’amener une grand-maman avec soi, ce qui s’avère déjà très pratique.



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Les bagages

Je voyage léger. Deux bikinis chacune, un total de neuf robes, cinq jupes-culottes et sept camisoles. Deux paires de sandales (une propre et une pour la plage) chacune. Un pyjama pour chacune. Pour partir, culotte, bas, pantalon, chandail chaud, soulier de course. Je lave en arrivant et ce sera la tenue pour repartir ou s’il fait froid là-bas. Chapeau et casquette.

Donc le matin on se lève, on enfile un bikini, puis une robe. On se change avant le dîner et avant le souper. J’ai vu trop léger. Un maillot de plus et quelques culottes (les vêtements ne sèchent pas toujours très rapidement) auraient été bienvenue.

La panoplie pharmaceutique : Gravol adulte et enfant (contre la nausée et le mal des transports), Immodium pour les adultes et Kaopectate pour les enfants (contre la diarrhée et les crampes), solution poudreuse à diluer pour éviter la déshydratation en cas d’utilisation du médicament précédent, Tylenol, Tempra, Calamine en cas de démangeaisons, crème solaire et gel à l’aloès après soleil… Plus les brosses, élastiques, brosses à dent, dentifrice, pansements, désinfectant, savon à linge pour laver dans le lavabo…

Il n’y a pas eu de problème de diarrhée ou de violentes nausées. Des poussées de fièvres et des coups de soleil oui, mais c’est tout. Cependant, il valait mieux être équipé au cas où. Avec les enfants, on découvre très tôt qu’il faut apporter ce dont on va avoir besoin plus ce dont on pourrait avoir besoin.

J’avais prévu aussi tout plein de paquets de gommes et des barres tendres pour le voyage et là-bas.

Le sac à dos

Chaque fille voyage avec son sac à dos. Celui-ci contient :

  • Livres
  • Crayons
  • Cahier à colorier
  • Cahier de collants
  • Petit cahier pour écrire / dessiner
  • Petite couverture
  • Un gobelet pour l’eau (j’avais amené des bouteilles, mais avec les normes de l’aéroport de Montréal, on a dû les laisser dans les valises – liquide maximum 100 ml dans un sac ziploc, un seul par personne, la prochaine fois j’opterai pour le gobelet)
  • Mouchoirs
  • Toutou
  • Petits jouets

Le sac à dos, c’est la trouvaille du siècle. Une mine d’or pour les enfants. On l’amène en voyage, en voiture pour les longues routes, à la table pour les impatients (HA se plaignait de devoir attendre comme une dinde).

Dans l’avion

Il y avait un poste radio pour les enfants, avec des histoires et de la musique. Les agents de bord remettaient également à chaque enfant, à l’embarquement, un petit sac avec crayon, cahier, écouteurs.

Avant de partir, j’ai donné une Gravol à chaque fille, ainsi qu’une gomme. Au décollage et à l’atterrissage, le changement de pression est dur pour les oreilles. Il faut savoir que la gomme, c’est bien, mais ce n’est pas infaillible.

À presque 8 ans, HA peut s’occuper d’elle-même. Elle bouche son nez et souffle (pour moi, sa technique ne fonctionne pas, mais pour elle ça marche). Au décollage, ZÈDE a eu mal aux oreilles. J’avais beau lui dire d’avaler, de bâiller, elle était en panique et rien n’y faisait. Je lui ai bouché les oreilles avec mes doigts et j’ai relâché les deux d’un coup. J’ai recommencé quelques fois et ça été correct. À l’atterrissage, ÈME s’est mise à hurler. Ne voulait pas que je la touche, que je lui dise de bailler, d’avaler… Moi j’avais une vision affreuse de ses pauvres petits tympans en train d’éclater. Mais on a finalement réussi à régler le problème. Pour le vol de retour, le décollage était correct et à l’atterrissage, la pression a réveillé les filles (il était plus de une heure du matin). Les deux grandes se sont férocement mises à mâcher de la gomme et ÈME bâillait et avalait. Le métier de voyageuse entre.

En définitive, c’était un beau voyage. Mais la prochaine fois, je pars avec mon homme seulement!

Émilie C. Lévesque
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