Maman, j’ai faim!
Problème numéro un. Quand nous rentrons à la maison, vers 17h, les enfants sont affamées. Il n’est pas question d’attendre que le souper soit prêt, même s’il est au four, même si ce sera prêt dans 15 minutes. « Maman, j’ai faim… je vais mourir, j’ai trop faim… ». Elles ont faim maintenant. Alors, je cède. Je ne tiens pas à voir mes enfants dépérir. Qui d’une pomme, qui d’une barre tendre, qui d’un Yoplait. Le souper arrive et… évidemment, elles n’ont plus faim. Elles ont déjà mangé.
Un jour, j’en ai eu assez. Assez de préparer le repas pour rien, assez d’être assaillie par les hurlements d’enfants qui ont faim. J’aurais pu repousser le souper vers 19 heures et servir une collation à 17 heures, ce qui n’est pas pratique quand on couche les enfants à 19h30 (dans un monde idéal, parce que dans la réalité, ça déborde souvent jusqu’à 20h) et n’aurait fait que déplacer un problème. À la place, j’ai eu une idée de génie.
Dorénavant, il y a toujours un plat de crudités qui attend au réfrigérateur. Vous avez faim? Pas de problème, servez-vous! C’est efficace, et ça marche. Et ça augmente la consommation de légumes, mine de rien. Autre idée que j’ai mise en pratique dernièrement : avant de partir chercher ma troupe (je suis à la maison et je fais le taxi matin et soir pour tout le monde), je prépare un potage. Je fais cuire mes légumes et tout. Au retour, j’utilise mon mélangeur à main ou mon robot culinaire le temps que les enfants rentrent et rangent leurs souliers et leur sac puis je mets la soupe sur la table. Je gagne quelques précieuses minutes pour faire cuire mon souper.
Problème numéro deux. Quand les enfants se lèvent le matin, je les attendais à la cuisine avec un sourire et mon éternelle question. Qu’est-ce que vous voulez manger pour déjeuner? J’ai appris que demander à un enfant qui vient de se réveiller ce qu’il ou qu’elle veut manger est un vain questionnement. Alors avant que la réponse ne soit donnée, après avoir répété la question plusieurs fois d’une voix de moins en moins patiente, une demi-heure s’est écoulée et on doit faire manger les enfants à toute vitesse pour ne pas partir de la maison en retard.
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C’est Fille Aînée qui a, sans le savoir, résolu le problème. Un matin, elle a répondu avec ce commentaire : « Comment veux-tu que je le sache? C’est toi qui devrais le savoir ». Ah oui? Tu ne me le diras pas deux fois.
Depuis ce jour, les matins de la semaine, je les accueille avec un sourire et un déjeuner. Il y a le matin céréale (avec un choix de trois boîtes de céréales, j’alterne dans la grande sélection que nous avons – que des céréales santé), le matin bagel, le matin crêpe, le matin craquelins, le matin pain grillé. Il y a souvent un fruit ou un morceau de fruit dans leur assiette (j’aimerais bien dire chaque fois, mais ce serait mentir alors je ne le dirai pas) pour accompagner le déjeuner ainsi qu’un verre de lait ou d’eau.
Pour les lunchs, alors là ça mériterait un billet complet!
Émilie C. Lévesque
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