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Une maman à la maison /Chroniques Impression de la page

José Pelletier GélinasLe temps qui passe, le temps qui fuit !!!

Avez-vous parfois l’impression que le temps passe trop vite ? Tous ces merveilleux instants qui fuient sans qu’on ait vraiment eu le temps d’en saisir l’importance. Ils coulent sur nous, se logent dans la partie secrète de notre mémoire; pour ressurgir au moment où on s’y attend le moins.

Le week-end dernier, je gardais mes petits anges. Samedi, éblouissante journée de quasi-été, nous sortons les jeux d’eau. Pas question que mes délicieux petits-enfants batifolent sur le gazon sans crème solaire. Milou qui est déjà devenue la grande de la famille, court quérir les précieuses lotions. Charly me fait une superbe grimace pendant que j’étale la crème sur son visage puis me présente son dos. Ciel ! Mon petit-fils a des poils… tout blonds, à peine visibles, mais ils sont bien là et je les sentais sous ma main en enduisant ses épaules. Mon cerveau faisait des bonds, il recherchait la provenance… son père est pratiquement glabre, sa mère aussi… de toute façon, les femmes n’ont pas de poils sur les épaules… mais diantre, d’où cela peut-il bien provenir ???

Et c’est là que l’image de mon père a jailli… Je le revoyais en maillot de bain, lorsqu’enfants il nous accompagnait, mon frère et moi, le long de la grève aux petites heures du matin à la recherche des crabes et des étoiles de mer… je revois ses épaules, couvertes de poils, un ours disait ma mère. Je revois sa nuque, quand plus âgée, je lui coupais les cheveux… il fallait tailler bas, pour que la nuque soit dégagée… j’ai vérifié, Charly a la même ! Tiens donc papa, tu as sauté une génération, et si Charly ne conserve pas sa blondeur, qui sait, il te ressemblera peut-être ce petit petit-fils que tu n’as pas eu le temps de connaître. Génétique, génétique ! C’est aujourd’hui la Fête des Pères et où que tu sois papa je te souhaite un bon anniversaire.



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Le temps qui passe, le temps qui fuit, le temps où chères lectrices, chers lecteurs, je vous ai négligés. Mea culpa, mea maxima culpa ! Entre l’arrivée du printemps, Pâques, la chasse aux cocos, les trois vols d’ordinateurs du bureau, la préparation du terrain… je ne vous avais pas dit que j’étais folle, mais ici il y a au moins quatre mille plants de fleurs. Nous avons une grande propriété, toute en buttes et en vallons.

Au fil des ans, les rocailles se sont multipliées, sillonnant et bordant les coulées naturelles du terrain. Et ce, pour le plus grand bonheur de mes petits-enfants. À peine arrivés, ils ont fait la course au jardin. Milou saluait ses amis, s’extasiait devant les fleurs qu’elle avait oubliées, proposant à Charly de jouer à la découverte de la fleur la plus rare. Quand nous avons pénétré dans le petit bois, que les myosotis ont envahi, il s’est écrié : Oh ! Mamie, tu en as mis partout des fleurs ! … je me suis sentie un peu coupable, parce qu’en réalité je n’ai rien fait, ou si peu, c’est la nature qui s’en ait chargée… pour le petit bois… Il a continué sa quête, regardant le tout avec de grands yeux ronds, en suivant le vol des papillons dans le lilas que nous avons planté pour le mariage de ses parents. Il a bien grandi le lilas. Aujourd’hui, assise au salon, quand je regarde du côté du patio, je peux voir sa tête fleurie, recouverte d’une multitude de fleurs roses, qui dépasse le grade corps. Le temps qui passe, le temps qui fuit !

La chasse aux cocos ! N’eut été des vols au bureau, je vous en aurais parlé plus tôt. Ici c’est une tradition. Tous les ans, Jeannot Lapin sème à tout vent une multitude de surprises et de gâteries. C’est Monsieur Mon Gendre qui est le maître d’œuvre. C’est lui le Grand Veneur ! Tayaut, tayaut, la chasse a commencé. Hélas, encore une fois cette année, la température ne nous a pas permis d’utiliser le terrain. Qu’à cela ne tienne, Monsieur a réussi le tout d’une main de maître. Les règles expliquées, les indices distribués, chrono en main, les enfants se sont mis en branle. Et nous aussi… bonheur simple autant pour les petits que pour les plus grands. Quel bon père il fait Monsieur Mon Gendre! Quand je le regarde s’occuper de sa couvée, je me dis qu’ils sont bien chanceux mes tout-petits d’avoir un papa si attentionné. Cher Jean-François, en cette journée de Fête des Pères, je te souhaite une merveilleuse journée. Et merci, à toi et à Annabelle, merci beaucoup pour ce merveilleux cadeau que sont mes petits-enfants chéris !

Bonne fête les papas.

Josée Pelletier
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